Pollution numérique, comment réduire son impact ?

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Image de l'article sur la pollution numérique du blog Histoire de Bambou

Pollution numérique, comment réduire son impact ? 

 

 

Qu’est ce que la pollution numérique ?

 

La pollution numérique, la pollution digitale ou encore la pollution informatique sont des appellations encore trop peu connues et considérées aujourd’hui. Elles désignent toute la pollution engendrée par l’utilisation des nouvelles technologies. Cette pollution numérique est causée d’une part par la fabrication massive d’appareils technologiques et, d’autre part, par leurs utilisations excessives et mondiales.

La pollution numérique due à la fabrication excessive

Ces 20 dernières années, les appareils technologiques ont énormément évolués. Des premiers ordinateurs encombrants et cubiques, nous sommes passés à des écrans plats et connectés. Les smartphones quant-à-eux, on rétrécit progressivement avant de revenir sur leur pas. C’est ainsi que du Nokia 3310, nous sommes passés aux smartphones grands, fins et entièrement tactiles. L’avancée technologique fut si rapide que la production de tous ces objets numériques a été obligée de suivre le même rythme.

 

Résultat : nous sommes nombreux à avoir désormais plusieurs vieux ordinateurs et/ou vieux téléphones portables qui ont peut-être 10 ans, mais qui nous paraissent presque préhistoriques. Qui ne possède pas chez lui ou chez ses parents, des vieux téléphones et des vieux ordinateurs qui prennent la poussière ? Ces objets peuvent pour la plupart être recyclés, c’est ce que nous verront plus bas dans cet article.

 

Les fabricants de matériaux informatiques jouent un rôle majeur dans la détérioration de l'environnement. La fabrication d’un appareil technologique comme un ordinateur par exemple, nécessite une quantité colossale de matériaux. Novethic estime que la fabrication d’un ordinateur nécessite 16 fois son poids en matériaux en moyenne. Si ce n’est plus. L’obsolescence programmées et la course à la surconsommation ne font qu’accentuer ce phénomène qui nous pousse vers un épuisement des ressources. 

L’utilisation abusive des produits numériques met la planète en danger

 

La surconsommation et la sur-utilisation des appareils électroniques s'observent aussi bien dans le domaine professionnel que personnel. Les grandes, moyennes et petites entreprises représentent une part importante de la pollution numérique. Notamment car elles utilisent des data centers. Ce sont des centres de stockages de données qui demandent énormément d'énergie. Cette énergie sert à alimenter les énormes bases de données et à rafraîchir les appareils qui tournent à plein régime.

 

Les logiciels sont également une source de pollution numérique car ils demandent beaucoup d'énergie pour fonctionner. Enfin, les particuliers comme vous et moi, ont aussi leur part de responsabilité dans cette surconsommation d'énergie. De nos jours, nous sommes très nombreux à changer de smartphones tous les ans ou tous les 6 mois par exemple. Cette surconsommation de biens numériques est néfaste pour les consommateurs, car il génère de la frustration. En outre, il est très néfaste pour l'environnement.

 

Quelques chiffres alarmants

Selon un article sur Bela Loto au sujet la pollution numérique qui site une étude de « The Shift Project », la consommation énergétique du domaine du numérique augmente de 4% par an. La solution pour soulager nos esprits et notre environnement n’est pas de stopper la progression technologique, mais de la ralentir. De plus, l'Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’énergie (ADEME) estime qu’aujourd’hui, la pollution numérique représente plus de 10% de la pollution mondiale. Un chiffre désormais supérieur à celui de l’aviation.

 

Les achats excessifs ne sont pas les seuls responsables de cette pollution. En effet, l'utilisation quotidienne et potentiellement superflue d'internet n'est pas en reste. Nous sommes encore trop peu à le savoir, mais les recherches sur internet et même les emails sont des sources de pollutions importantes.

 

C’est ce que nous apprend le chercher Laurent Lefevre de l’Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique et co-directeur d’Ecoinfo. Le chercheur nous apporte des moyens de comparaisons chiffrés afin que nous puissions mieux appréhender l’ampleur du phénomène de pollution numérique. « Faire une recherche sur un moteur de recherche équivaut à laisser une ampoule basse consommation allumée pendant une heure. »

 

De même, la directrice de la Maison de l’Informatique Responsable, Bela Loto Hiffler, nous apprend la chose suivante : Un mail de 1Mo envoyé à une personne équivaut à une consommation électrique de 25Wh, ce qui représente une heure utilisation d’une ampoule de 25wh ». La co-fondatrice de cette association, Célina Zouari ajoute qu’aujourd’hui, « près de 10 milliards de mails sont envoyés chaque heure, hors spam ».

illustration pollution numérique histoire de bambou

Comment réduire concrètement son impact et réduire sa pollution numérique ?

 

1# Trier sa boîte mail

Que ce soit dans la vie professionnelle ou personnelle, nous avons tous tendance à stocker trop d’emails inutiles. Prendre le temps de supprimer tous ces emails et ne garder que l’essentiel est un premier pas efficace pour réduire son impact sur la pollution numérique. Pour faciliter cette tâche qui est souvent long et fastidieuse, il est possible de faire appel à des sociétés de services. Par exemple, Cleanfox. Cleanfox est une plateforme créée en 2016 qui permet le désabonnement simple des newsletter inutiles. Il permet également de se débarrasser des spams et de tout autre courrier indésirable. Cerise sur le gâteau, l’application est désormais associée à We Forest et permet de planter des arbres !

 

2# Envoyer moins d’emails

Il est courant, surtout en entreprise, d’envoyer beaucoup d’emails. Mettre tout le monde en copie de l’email « au cas où », cela vous parle ? La solution à ce problème serait de privilégier autant que possible les transferts de fichiers par clé usb plutôt que par email. En cas d’échanges en interne, bien entendu. En outre, pour les transferts de pièces jointes très volumineuses, il existe des outils tels que Wetransfer. Cet outil est efficace pour l’imiter son impact écologique car il ne stock les pièces jointes que pendant 7 jours.

 

3# Générer moins de requêtes sur les moteurs de recherche

Quoi de plus anodin que de taper une requête sur Google ? Pas grand-chose, puisque, le nombre de requêtes dans le monde estimé à plus de 3,3 milliards par jours en 2018, selon Business Insider. Google estime qu’une requête émet 0,2g de CO² ce qui équivaut en énergie à 1 kilojoule. Des petites habitudes simples peuvent permettre de réduire le nombre de requêtes que nous effectuons au quotidien. Tout d’abord, mettre ses sites les plus utilisés en favoris permet d’y accéder rapidement sans avoir à faire une recherche sur Google. De plus, faire attention à ne pas ouvrir trop d’onglet inutiles en même temps sur notre ordinateur permet de réduire son impact. En effet, des pages ouvertes en arrière-plan consomment des données inutilement.

 

Enfin, changer son moteur de recherche en faveur de l’environnement est quelque chose de très rapide. Ecosia, par exemple, est un moteur de recherche qui permet de planter des arbres grâce aux requêtes effectuées. Toutes les 50 recherches, un arbre est planté. Concrètement, les arbres sont plantés à Madagascar, en Tanzanie, au Pérou, ou encore au Maroc. Ce moteur de recherche est également disponible en application pour Android et Iphone.

 

4# Vider les Clouds

Les Clouds sont comme des clés usb en ligne. Ils sont très énergivores car ils permettent de stocker de très grandes quantités de données.

 

5# Alléger ses équipements numériques

Est-il réellement nécessaire de posséder plusieurs ordinateurs, tablettes et smartphones ? Vraiment ? De nos jours, la situation écologique est de plus en plus critique. Il est donc primordial de se poser la question. Passons tous en revue nos équipements numériques pour voir ce dont nous avons réellement besoin au quotidien. Par exemple, une tablette peut dans certains cas faire le même travail qu’un ordinateur, tout en consommant beaucoup moins. En effet, on estime la consommation annuelle moyenne d’une tablette à 15kWh, contre 250kWh pour un ordinateur fixe.

 

6# Conserver ses appareils numériques le plus longtemps possible

Pour contrer les effets néfastes de la surconsommation, suffit-il d’arrêter d’acheter ? Oui et non. L’idée est d’acheter lorsque l’on en a réellement besoin. Pour cela, il faut lutter contre l’obsolescence programmée des appareils numériques en en prenant soin autant que possible. Conserver ainsi ses équipements pendant 4 ou 5 ans plutôt qu’un an permet de réduire considérablement son impact écologique.

 

7# Eviter d’acheter des produits neufs

Nous l’avons vu, la fabrication d’appareils numériques neufs demandent beaucoup d’énergie et engendre de la pollution. Pour limiter ce phénomène, il est facile de se tourner vers des appareils d’occasion ou reconditionnés. Pour rejoindre le point numéro 4 ci-dessus, il est toujours intéressant de réparer un appareil défectueux plutôt que d’en acheter immédiatement un nouveau.

 

8# Recycler ses appareils numériques en fin de vie

Un article de information.tv5monde.com sur la pollution numérique nous apprend que le plastique constitue 40% de la matière première d’un ordinateur. C’est beaucoup, surtout lorsque l’on sait que le plastique est une matière qui se recycle mal. Il existe plusieurs moyens de recycler un ordinateur :

  • Si l’appareil est encore utilisable, il peut être vendu d’occasion ou donné à un centre de collecte.
  • Si l’appareil est hors service, il peut être déposé dans des associations telles qu’Emmaüs par exemple, afin d’être réparé.
  • Un ordinateur totalement inutilisable par exemple, pourra être démonté et recyclé pièce par pièce, dans la mesure du possible. Les différentes matières pourront par la suite servir à la fabrication d’un nouvel appareil.

Que Conclure sur la pollution numérique ? 

En conclusion, je dirais que nous avons tous un rôle à jouer dans la réduction de la pollution numérique 

J'espère que ce premier article sur le thème du web et de l'écologie vous a plu et saura vous aider dans une démarche plus verte. Retrouvez plus d'articles sur le web dans la rubrique Le Monde du Web.

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